S'abonner aux articles du blog

  • Flux RSS des articles

Partager

Présentation

  • Le blog de Jérémy STORM
  • : 21/10/2009
  • : Plongez au cœur d’un univers farfelu et très souvent absurde : celui de la Fonction Publique Territoriale. Guidés par Melle Gudu, Melle "Animaux Morts" et l’infatigable Jean-Eudes TRUSQ, dit J-E.T., vous vous approcherez au plus près de la bêtise humaine… ahurissante, déconcertante, déroutante, haute en couleur et toujours comique. J’épingle les travers du millefeuille administratif dans lequel je me sens oppressé et compressé ; je m’élève contre les aberrations d’un système archaïque.
  • : Vie perso / Journal intime Littérature humour mairie chroniques Littérature
  • Contact

Profil

  • Jérémy STORM
  • Le blog de Jérémy STORM
  • En ces lieux où l’inepte rime avec stupide, je tente d’apprivoiser tant bien que mal J-E.T. et ses lubies. Je prends du recul et je pimente mon quotidien d’une pincée d’humour.

Texte Libre

Si vous vous voulez

copier un article du blog

ou utiliser un simple extrait,

merci de m'en demander l'autorisation.

N'hésitez pas à me contacter

en laissant un commentaire,

je vous répondrai rapidement par e-mail .

Derniers Comm'

Recherche dans ce blog

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 19:29

OÙ VOUS DÉGUSTEREZ JEANETTE AVEC JOHNNY, UNE ÉTOILE AU GUIDE MICHELIN, UNE LOUCHE DE LELOUCH, UNE JUPE POUR HOMMES, DEUX PRODUITS PHARES D’APPLE®, DU CUIR VÉGÉTAL AVEC UN NUAGE DE LAIT MATERNEL, LE TOUT SERVI PAR UN ESCORT-BOY.

 

Bienvenue dans ce huis clos de l’absurde et de l’irritation portés à leur paroxysme.

Si vous êtes tombés sur le blog par hasard au détour d’une recherche googlesque,

Ne vous sauvez pas comme un(e) malpropre ;

Prenez le temps de lire quelques articles au fil des pages, de ci de là…

Si vous avez cliqué sur un lien qui vous a redirigé vers le blog,

Vous êtes piégés : les articles vous feront hurler de rire.

Si vous faites partie de mon lectorat microcosmique,

Vous êtes sados ou masos ou les deux !

Jean-Eudes Trusq est une plaie béante, la porte ouverte sur l’Enfer de la bêtise personnifiée

Il me martyrise… et vous en redemandez, bande de petits diablotins !

 

Installez-vous confortablement et accordez-vous quelques minutes pour lire mon supplice auditif en compagnie de cet antihéros.

Voici en détails quelques nouvelles facéties verbeuses de J-E.T.

Dans le menu dégustation du jour, le Chef Jérémy vous propose :

 

Mise en bouche.

Il posa ses coudes sur le bureau, la tête au creux de ses paumes. Il s’approcha dangereusement de mon périmètre de sécurité et me fixa avec intérêt une longue minute avant de s’exprimer :

« Aujourd’hui nous sommes le vendredi 1er avril. Trêve de plaisanteries à la noix et de poissons dans le dos. Aujourd’hui Jean-Eudes le bien nommé va changer la face du monde. Aujourd’hui est un grand jour. Jean-Eudes va révolutionner le monde de la Culture. Quand tu ne te sens plus chatte Et que tu deviens chienne Quand la lune et le soleil dessinent sur ton corps des na na na et des hum hum hum et des îles au trésor Que je t’êêêime… Que je t’êêêime… Que je t’êêêi-meuh… Ta ta ta ta brilla sol sol… Porqué te vas Porqué te vas… La la la la… Porquêêê te vaaaaas… Que je t’êêêime… Que je t’êêêime… Que je t’êêêi-meuh... »

Il se lèva et salua l’assistance qui se résumait à mon unique présence.

Je le défiais du regard avec un air ébaubi comme si j’avais vu un lapin crétin coiffé d’une méduse surgir de nulle part et se dandiner devant moi en string panthère.

« Arrête de tirer la tronche, Jéérêêêmy ! T’es vraiment pas rock’n’roll. Je comprends que tu sois célibataire… Qui aurait envie de… (Il me désigna de la main.) avec toi !! »

 

EntrÉe.

« Est ce que tu connais un bon resto étoilé avec un chef de renom ?... Bien évidemment que non ! Pourquoi je m’évertue toujours à te demander ce genre de trucs ! Toi, tu manges à Flunch avec les pauvres. Pas dans les restaurants gastronomiques de prestige. D'ailleurs, il faut absolument que j'aille chez toi.

- Chez moi ?

Une montée d’angoisse me tétanisa. Mes hémisphères cérébraux fonctionnaient à toute vitesse. Je me repassais dans ma tête le fil des mois passés en sa compagnie durant lesquels j’aurais pu laisser traîner ou sous-entendre quelques indices quant à mon lieu de résidence.

- Non pas chez toi ! Mais chez Toâââ. Ce n’est pas du tout la même chose.

- Que viendrais-tu faire chez mo-âââ ?

Une goutte glaciale perla au sommet de mon front et descendit le long de ma tempe. Se pouvait-il que ce dingue qui serait bientôt père m’avait suivi jusqu’à mon appartement ? En plus d’être névropathe, je découvrais que je côtoyais un psychopathe.

- Mêêês Jéérêêêmy, tu le fais exprêêês ! T’as plus beaucoup de cheveux mais t’as dû être blonde dans une autre vie. Je te parle du restaurant "Toi" !! Dans le huitième. A deux pas des Champs (Elysées !). Une ambiance lounge, hyper design, hyper chic, hyper tendance, hyper branchouille, le top prestige (Top snob !) Il faut aussi que j'essaie La Tour d’Ivoire, non la Table d’Argent.

- La Tour d’Argent, tu veux dire !

- Bon il est un peu cher avec son étoile au guide Michelin. Il est cependant très réputé, un peu m’as-tu vu mais une fois en haut de la tour, tu as une magnifique vue sur Paris. »

 

Seconde EntrÉe.

« Quelle belle gestuelle tu as, Jéérêêêmy !... J'ai tjrs rêvé de tourner un long métrage avec des gens qui taperaient sur leurs claviers.

- Arrête avec cette obsession. Tu me la répètes en boucle. Stop.

- J’enclenche la révolution du septième art. Imagine : une heure et demie en continue de rythmes mécaniques sur le clavier.

- Monstrueusement chiant. Pire que du Lelouch !

- Lelouch n’est pas chiiiiant Jéérêêêmy. C’êêêst… C’êêêst… C’êêêst… C’êêêst du Lelouch, cêêêst ineffable. Tu n’y connêêêis vraiment rien… comme d’habitude ! C’est un cinéaste à part dans la filmographie française. Tu accepterais de tourner dans mon film ?

- Jamais de la vie.

- Enfin pas toi ... Juste tes mains. »

 

Plat Principal.

« Ah ce que j'aimerais bien me prélasser dans mon bain sous une cascade d’eau tiède et de mousse !… J'imagine Princesse K.K. nue dans son bain. Je lui frotterais le dos, les seins, les cuisses, et je remonterais jusqu’à son petit triangle et je glisserais mes doigts dans cette toison fournie… Ouh la la faut que je cesse de penser au sexe. A force d’avoir ce genre d’idées, il se produit des modifications dans mon bas ventre… Ça ne me donne plus envie de travailler. T’as vu le nouvel l'iPad version 2, il est super beau. Faudrait que je me le procure. Pour mon Noël, Jéérêêêmy, tu peux m’offrir l’iPad…

« Jéérêêêmy, question : est ce que ça te choque les hommes en jupes ? Depuis des années, Jean-Paul (Gaultier !) essaie de renverser les codes vestimentaires et d’habiller les hommes de jupes jusqu’au genou avec de grandes chaussettes montantes. Il n’a pas été le seul à s’y frotter tu sêêêis. Il y a eu Marc Jacobs, Vivienne Westwood et quelques créateurs japonais… et l’extraordinaire et fantastique Astrid T. Ça t’en bouche un coin ça, Jéérêêêmy. Malheureusement, chez le bouseux moyen au fin fond de sa campagne, ça ne risque pas de prendre. Pourtant l’Histoire, avec un grand "H" Jéérêêêmy, comporte de nombreuses références à la jupe : le kilt en Ecosse, le sarong en Asie, les gothiques en France. Je devine que tu rêverais de savoir si le mythe chez les écossais est vrai, n’est-ce-pas ? S’ils sont vraiment nus sous leur toge et combien ils sont montés ?... Ecoute les conseils du spécialiste Jean-Eudes Trusq : tu devrais virer bi. Te rends-tu compte si tu étais bi, cela multiplierait tes possibilités de plans cul. Des conquêtes par centaines, par milliers…

« Si tu restes homo toute te vie, trouve-toi un mec riche qui subvienne à tes besoins. Bon souvent mec riche rime avec vieux crouton bedonnant et dégarni. Des vieux avec des relents pédophiles qui cherchent des minets ou des escort-boys. Toi t’es plus assez jeune pour passer pour un minet et t’as pas l’étoffe d’un escort-boy. T’es pas musclé. En plus t’as du bide. Pire tu perds tes cheveux. Et quand on voit comment tu te sapes ! On ne te laisserait pas entrer au Plaza-Athénée avec tes frusques aux couleurs d’Ikea. Ou sinon c’est que le vieux est vraiment désespéré !!... ou aveugle…

« J’ai envie de m’acheter une sacoche en cuir végétal. Ça ressemble à une besace d’ouvrier. 400 €. T’en penses quoi Jéérêêêmy ? Je la porterais avec des chaussures blanches. Du cuir végétal Jéérêêêmy, c’est l’avenir et ça peut rapporter un max de pognon ! Je vais ouvrir une boutique multi-marques qu’avec des marques françaises et de qualité comme Astrid T. parce que ces vêtements sont indêêêmodables. J’ai plein plein d’idées. Il me manque qu’un investisseur. T’as pas un million d’euros à me filer. Tu investis avec moi et je te file 10 %. Allez, dans ma grande générosité, je peux monter jusqu’à 12%. C’est mon dernier mot. Me faut juste ce million. Et lorsque je quitterais le service, parce que j’aurais monté ma société, vous m’offrirez lors de mon pot de départ l’iPhone 5, l’iPad 3, des vêtements Astrid T. et cette besace. Tu sais que les vêtements Astrid T. sont tous fabriqués en France, avec des tissus made in France et qu’ils portent la date de leur fabrication sur l’étiquette… Alors que toi, avec tes fringues made in China, y’a pas de date. La date, c’est le petit plus qui change tout. Qui transcende un vêtement. Tu as l’impression que le vêtement a été créé pour toi, rien que pour toi… Zut, ça me fait pensé que ce midi, je dois acheter des couches biologiques pour le futur Jean-Blaise. Le bio, y’a que ça de vrai. Les océans sont contaminés. Nous courons droit à notre perte. L’Humanité toute entière est vouée à disparaître sous les rejets radioactifs… Enfin tant qu’il y aura des vêtements Astrid T., tout ira pour le mieux. Moi j’aime le luxe. J’aimerai être comme toi, Jéérêêêmy, savoir vivre de choses simples avec des vêtements de pauvres et manger des patates. Mêêis c’êêêst impossible : j’êêime trop le luxe. Ce que j’ai essayé ce midi chez Astrid T. était tout bonnement incroyable. Un imperméable tellement incroyable que dès que je l’achèterais, j’attendrais la pluie avec une grande impatience. »

 

Dessert.

Il est une chose étrange que d'avoir en face de soi une grosse tête (au sens propre uniquement) montée sur un petit corps qui s’anime avec passion et démence tel un playmobil vivant. Il versa une fois encore dans le salace :

« Tu as déjà goûté le lait maternel à la source Jéérêêêmy. Ma femme en est gorgée. Une vraie fontaine. Il suffit d’appuyer d’un coup sec et hop !, ça jaillit comme un tuyau d’arrosage. Moi je n’aime pas trop le goût. Enfin je te demande ça comme si tu étais un hétéro affirmé et convaincu alors qu’il est évident que tu ne sais même pas à quoi je fais allusion. Il faut que je reformule et que je m’adapte à mon audience. Jéérêêêmy, question : as-tu déjà avalé des gouttes de sperme ? Non, non, ne me réponds pas. Laisse-moi deviner. Tu es fin gourmet en la matière. Et tu te délectes de ce nectar sirupeux… Quoique, à force de te branler, ton canal doit être tout asséché…

- Occupe-toi de tes fesses.

- Eêêh t’aurais pu sortir plus tôt toi !

- Sortir quoi ? Non mais t’es un vrai malade !

- Je parle au soleil, Jéérêêêmy. Le soleil ! Regarde y’a une éclaircie. Le beau temps arrive… »

 

Et pour terminer, vous prendrez bien un cafÉ ?

« A demain mon canari. Grosses bises.

Beurk ! Horrible vision qui me saisit, je ne veux pas de ses "grosses bises", de ses lèvres sur ma joue, ni de sa langue qui me lèche, ni de son odeur musquée (comme le rat) sur ma peau, c'est trop dégueulasse.

- Demain, on sera samedi ! Tu viens si tu veux. Moi pas.

- Tu prévois quoi durant ces deux jours ? Tringler du mec ? Ou jouer à Sodome sans Gomorrhe ? »

J’ai préféré filer à grande enjambées.

Par Jérémy STORM - Publié dans : Tout sur Jean-Eudes... - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
Hep Hep un p'tit comm'... - Voir les 6 comm'
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés